Engagements RSE

Achats Médias Responsables : Ce que notre signature de la charte RFAR change concrètement

📅 2026-03-07 ⏱️ 5 min de lecture

L'industrie publicitaire émet des millions de tonnes de CO2. Découvrez comment notre politique d'Achat Responsable concilie performance d'acquisition et impact environnemental.

C'est le paradoxe de la croissance moderne : comment une startup à impact (greentech, économie circulaire, ESS) peut-elle assumer d'investir massivement dans une industrie publicitaire digitale notoirement énergivore et polluante ?

Chez Jour de Chance, nous pensons que la croissance ne doit pas se faire au détriment de l'impact carbone de nos annonceurs. C'est pourquoi nous avons repensé notre chaîne de valeur pour nous aligner sur les principes de la charte RFAR (Relations Fournisseurs et Achats Responsables).

L'empreinte carbone cachée du digital

Contrairement aux idées reçues, le digital pollue énormément. Une campagne programmatique standard passe par des dizaines d'intermédiaires (DSP, SSP, AdExchanges) via un système d'enchères en temps réel (RTB) mobilisant des milliers de serveurs pour chaque impression publicitaire.

Statistique clé : En moyenne, la diffusion d'une bannière publicitaire programmatique génère 1 gramme de CO2 par impression. Sur une campagne d'un million d'impressions, cela représente l'empreinte carbone d'un vol Paris-New York aller-retour.

Ce que nous changeons concrètement (Le plan d'action)

1. Le "SPO" Responsable (Supply Path Optimization)

Nous raccourcissons drastiquement la chaîne d'approvisionnement des espaces publicitaires. Au lieu de passer par des plateformes d'enchères obscures qui multiplient les pings serveurs, nous privilégions les achats en "Direct" (Greens deals) et réduisons le nombre d'intermédiaires technologiques. Moins de serveurs sollicités = moins de CO2 émis.

2. Le bannissement des "Made for Advertising" (MFA)

De nombreux sites web poubelles sont créés uniquement pour empiler des dizaines de formats publicitaires et pomper les budgets des annonceurs. En plus de ruiner votre ROI, ces usines à clics consomment une énergie folle en rafraîchissements automatiques. Nos listes d'exclusions actives bannissent systématiquement ces réseaux.

3. L'éco-conception des créations publicitaires

Le poids de vos vidéos et bannières a un impact direct sur la bande passante et l'énergie des smartphones qui les affichent. Notre équipe Studio s'engage à optimiser les codecs, à compresser drastiquement les fichiers vidéos sans perte de qualité visuelle, et à éviter les formats "autoplay" intrusifs et énergivores lorsque cela n'est pas nécessaire.

L'ancien monde

Achat à l'aveugle au CPM le plus bas. Zéro mesure carbone. Pression commerciale intense. Aucun contrôle sur la chaîne technologique (Black Box).

L'approche RSE

Transparence des coûts (Auditabilité). Choix de régies éco-engagées. Calcul du bilan GES des campagnes. Privilégier la qualité d'attention à la quantité d'impressions.

Reporting Extra-Financier

Désormais, les reportings de campagnes de Jour de Chance n'incluent plus seulement le Coût par Acquisition (CPA) et le Retour sur Investissement (ROAS). Pour nos startups engagées, nous ajoutons une "Carbon Map" qui estime le coût carbone des campagnes diffusées.

Parce qu'au final, la meilleure façon de garantir des achats responsables, c'est d'arrêter la perte financière occasionnée par les publicités inefficaces. L'optimisation du ROI est, par définition, une optimisation écologique.

Jour de Chance

L'équipe Jour de Chance

Experts en acquisition digitale et stratégie média.

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