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Media for equity : combien vous coûte vraiment le deal ?

Échanger du capital contre de l'espace publicitaire n'est pas de la pub gratuite. Calculez le pourcentage cédé, votre valorisation implicite et ce que ces parts vaudront à la sortie.

Valeur inscrite au contrat (souvent le tarif carte)

Le tarif carte vaut couramment 2 à 3 fois le prix net négocié : 33 à 50 %.

Capital cédé

Valeur réelle du média
Valorisation implicite
Mêmes parts vendues en cash
Ce que ces parts vaudront à la sortie

Notre lecture

    Simulation simplifiée : hors préférences de liquidation, BSA, clauses de ratchet et fiscalité. Ne constitue pas un conseil financier.

    Comment lire le résultat

    Les valeurs par défaut reprennent l'exemple de notre analyse : une startup valorisée 18 M€ avant l'opération signe un deal de 2 M€ d'espace média. Elle cède 10 % de son capital. Mais si ces 2 M€ correspondent au tarif carte et que le même plan s'achète 700 000 € en négociation, elle a cédé 10 % pour 700 000 € de valeur réelle : sa valorisation implicite tombe à 7 M€, contre 20 M€ affichés.

    La formule à retenir : valeur nette réelle de l'espace ÷ pourcentage de capital cédé = valorisation implicite. Comparez-la à votre dernière valorisation en cash. Si l'écart est important, vous ne financez pas votre croissance, vous vendez du capital au rabais contre de la visibilité. Le détail du raisonnement est dans notre article Media for equity : combien coûte vraiment la dilution.

    Les 4 questions à poser avant de signer

    1. Sur quelle base l'espace est-il valorisé ? Brut (tarif carte) ou net ? Exigez un comparatif avec un prix d'achat de marché, vérifié par quelqu'un dont c'est le métier. Pour estimer ce prix net, notre simulateur de coût de campagne et notre baromètre des coûts médias donnent les ordres de grandeur.

    2. Quels créneaux et quels formats seront réellement disponibles ? Si la réponse reste floue, vous payez en capital des invendus de fin de nuit.

    3. Auriez-vous dépensé ce budget en cash de toute façon ? Construisez le plan média d'abord, cherchez le financement ensuite. Si le plan ne tient pas financé en euros, il ne tiendra pas mieux financé en actions.

    4. Faut-il signer avant ou après votre prochaine levée ? La valorisation est figée à la signature : signer juste avant un tour qui double votre valorisation revient à céder deux fois trop de capital pour le même inventaire.

    Pour qui le montage tient debout

    Le media for equity fonctionne quand la cible est large et que le frein principal est la confiance : énergie, mobilité, rénovation, alimentation, réemploi. C'est pourquoi il colle souvent à la greentech. Pour un éditeur B2B qui vise quelques centaines de comptes, l'inventaire de masse ne correspond pas à l'audience à toucher.

    Jour de Chance pratique aussi une forme de media for equity avec une sélection de startups, en convertissant une partie de ses honoraires en capital. Pourquoi ce modèle, et à quelles conditions.

    Questions fréquentes

    Qu'est-ce que le media for equity ?
    Un montage où une startup cède une part minoritaire de son capital à un groupe média en échange d'espace publicitaire (TV, affichage, radio, digital). Aucun cash ne sort de la trésorerie. En France, ces participations se situent le plus souvent entre 5 et 15 % du capital.
    Comment calculer la dilution d'un deal media for equity ?
    Pourcentage cédé = montant de l'espace ÷ (valorisation pré-money + montant de l'espace). La question décisive vient ensuite : la valorisation implicite, soit la valeur nette réelle de l'espace divisée par le pourcentage cédé, à comparer avec votre dernière valorisation en cash.
    Quelle différence entre la valeur brute et la valeur nette de l'espace ?
    Le brut est le tarif carte affiché par la régie ; le net est le prix réellement payé après négociation par une agence. L'écart atteint couramment un facteur 2 à 3 : un deal valorisé au brut vous fait payer en capital une visibilité achetable deux à trois fois moins cher en cash.
    Le media for equity est-il une bonne idée pour ma startup ?
    Il tient debout quand la cible est large (grand public), que le principal frein est la confiance et que le cash est fléché ailleurs, comme dans une grande partie de la greentech. Pour un SaaS B2B qui vise quelques centaines de comptes, acheter de la TV contre du capital a rarement du sens.
    Ce simulateur remplace-t-il un conseil juridique ou financier ?
    Non. Il ignore les préférences de liquidation, les BSA, les clauses de ratchet et la fiscalité. Il sert à poser les bons ordres de grandeur avant d'entrer en négociation.

    Un deal sur la table ?

    Nos acheteurs comparent la valorisation de l'inventaire au prix du marché, avant que vous signiez.

    Faire analyser mon deal